mercredi 26 septembre 2012

Six questions clés sur le traité budgétaire européen


Infographie : F. Descheemaekere

[Le Monde]

Début octobre, le Parlement devrait être saisi du projet de ratification du traité budgétaire européen signé par Nicolas Sarkozy, qui donne lieu à un vif débat politique. Ce traité, négocié en pleine crise de l'euro, pose le principe d'un retour à l'équilibre des finances publiques des Etats de l'euro et impose des trajectoires contraignantes de redressement. Partisans et adversaires du traité s'affrontent sur les effets bénéfiques ou non des dispositions retenues pour la croissance et sur l'abandon ou pas de souveraineté au profit de Bruxelles. Explications en six questions.

D'où vient le traité ?
Pourquoi le pacte budgétaire, ou TSCG, pour traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'union économique et monétaire ? Il s'agissait de répondre à une double demande de l'Allemagne et de la Banque centrale européenne (BCE). La chancelière allemande, Angela Merkel, a toujours conditionné l'aide aux pays en difficulté à de nouveaux progrès en matière de contrôle des choix budgétaires des Etats de l'euro.
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Le FMI demande à l'Espagne moins rigueur budgétaire


Infographie : F. Descheemaekere

[Myeurop]

La politique d'extrême rigueur budgétaire mise ne œuvre par le gouvernement espagnol enfonce chaque jour un peu plus l'Espagne dans la crise et la récession. Même Christine Lagarde, souhaite désormais au nom du FMI une politique de rigueur un peu moins drastique.

Quand c’est nécessaire et possible, il faut réduire le rythme de l’ajustement budgétaire. C’est certainement une position que nous avons soutenue dans le cas du Portugal et de l’Espagne" vient d'expliquer Christine Lagarde lors d’un discours à Washington. L'analyse est nouvelle de la part directrice générale du FMI. En juillet dernier, le Fonds monétaire international avait qualifié sans sourciller de "pas dans la bonne direction" l'annonce par le chef du gouvernement espagnol, d'un plan drastique de réduction des dépenses publiques de 65 milliards d'euros. Avec pour objectif de repasser sous la barre des 3% de déficit avant la fin 2014. Mais les ravages sociaux et économique engendrés par la purge administrée à son pays le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, sont tels que
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Europe : vers une remise en cause de l'austérité ?


Infographie : F. Descheemaekere

[Libération]

Les appels se multiplient pour un report des objectifs de réduction des déficits publics.

En apparence, rien n’a changé : dans une Europe secouée par la crise, priorité est donnée par les Etats et les institutions communautaires à la réduction des déficits publics. Grèce, Italie, Espagne et Portugal, mais aussi France, Pays-Bas, Autriche … Tous ces pays, et d’autres, ont adopté de sévères mesures d’austérité pour se conformer aux normes européennes en matière de finances publiques, entérinées par le «traité budgétaire». Mais, face au climat récessif qui menace le continent, de plus en plus de voix réclament une potion moins amère. Essentiellement portés, au départ, par le camp keynésien, ces appels émanent désormais d’acteurs et d’institutions peu suspects d’hétérodoxie économique. Ainsi, ce mardi, c’est la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, qui a appelé à modérer les politiques de rigueur. «Quand c’est nécessaire et possible, [il faut] réduire le rythme de l’ajustement budgétaire», a déclaré l’ancienne ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy,
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Convergence des économies européennes : vingt ans après, constat d’échec



[Fenêtre sur l'Europe]

La convergence réelle entre les pays membres de la zone euro ne s’est pas réalisée comme le prévoyaient les travaux qui ont précédé l’adoption du traité de Maastricht. 

Si la crise des subprimes a déclenché celle de la dette souveraine, celle-ci tient pour partie à des facteurs liés à la mise en œuvre même de l’union monétaire, souligne une note d'analyse du Centre d'Analyse Stratégique. En particulier, les divergences dans les taux d’intérêt réels et les crédits au secteur privé expliquent une bonne part de la tendance vers plus d’hétérogénéité. Les coûts salariaux, souvent mis en exergue, ne représentent que l’une des causes de divergence, même si leur évolution traduit une perte d’avantage comparatif par les pays de la périphérie.
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La Commission veut des champions de l’industrie


Infographie : F. Descheemaekere

[Euractiv]

Dans un document sur la future politique industrielle qui devrait être publié le mois prochain,  la Commission européenne a adopté une nouvelle approche en mettant l’accent sur les secteurs. L’objectif est d’éviter les pièges des approches précédentes et de créer des champions supranationaux.

Industrial policy has historically been defined by levels of state intervention: at one extreme stands the proactive, interventionist state; on the other minimal influence, with a view to preserving the principles of competition and free trade. This divide is often characterised by France, on the one hand, with its historical preference for picking sectoral winners, or national champions – such as automobile manufacturer Renault and energy giant EDF. On the other side of the ideological divide stands the UK with its laissez-faire tradition. The European Commission, for its part, has tended to side with the British and has long been the defender of open markets and free competition. This may now be changing.
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UE-Chine : décryptage d'une relation ambivalente


Infographie : F. Descheemaekere

[Touteleurope]

La semaine dernière, les délégations européenne et chinoise se sont rencontrées à l’occasion du quinzième sommet bilatéral. Bilan de cette rencontre : la signature d'un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La Chine s'engage à mettre en place une politique économique plus verte. Cependant, les grands dossiers commerciaux et économiques restent suspendus.

Vue de Pékin, l'Union européenne est la première destination en matière d’exportations. Pour un pays qui facture tous les ans près de mille milliards de dollars grâce à ses exportations, la santé de son principal client est très importante. Or ces dernières années, l'économie européenne se porte plutôt mal et, loin de n’être qu’un problème bruxellois, cette crise affecte de plus en plus les intérêts chinois. De janvier à août 2012, les exportations chinoises vers le Vieux Continents ont enregistré une baisse de -4,9% (en Italie la chute est de -26%). En outre, en août 2012 les exportations chinoises vers l'UE ont baissé de 12,7% par rapport à l'année précédente.
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Tout ce que vous croyez savoir sur la Chine est faux


Infographie : F. Descheemaekere

[Slate.fr]

Les Etats-Unis et l'Occident s'inquiètent de la montée en puissance de la Chine, tant économique que politique. Or, confrontée à des scandales de politique intérieur, un ralentissement économique et une remise en cause de ses frontières en mer du Sud, l'hyper-puissance chinoise n'est pas si dangereuse qu'elle en a l'air.

Ces quarante dernières années, les Américains ont été souvent bien lents à prendre la mesure du déclin de leurs rivaux étrangers. Dans les années 1970, ils pensaient que l’Union soviétique était un géant en plein essor, alors même que la corruption et l’inefficacité étaient en train de détruire les organes vitaux d’un régime communiste en décomposition. A la fin des années 1980, ils craignaient que le Japon ne prenne économiquement le pas sur les Etats-Unis, alors qu’un capitalisme de copinage, la folie spéculative et la corruption politique, qui sautaient aux yeux durant les années 1980, provoquèrent l’effondrement de l’économie japonaise en 1991. La même maladie frapperait-elle les Américains à l’égard de la Chine? Les dernières nouvelles en provenance de Pékin montrent les faiblesses de la Chine:
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